Aller au contenu

Adressage

Base d’adresse communale

Ouvrez ici !

La Base Adresse Nationale est la seule base de données d’adresses officiellement reconnue par l’administration.
En 2022 la commune a effectué son adressage. Toutes les rues, les maisons et les bâtiments du village ont désormais leurs plaques et numéros. Curtil sous Buffières se distingue des communes voisines par ses belles plaques à fond crème et lettres vertes.

Description des voies communales de Curtil-sous-Buffières en 2022

Adressage, toponymes et histoire locale.

Au fil du temps, les habitants de notre village ont dénommé chaque chemin, chaque hameau, chaque pré, terre et bois. Certains noms sont restés et nous transmettent encore quelques témoignages sur le passé des curtigeots.

En 2022, le besoin d’un adressage officiel a été l’occasion pour la commune de retrouver tous ces noms souvent évocateurs que l’histoire avait attribué aux voies et aux lieux-dits de notre territoire. Le respect de cette toponymie locale a été une évidence et autant que possible la règle suivie pour réaliser ce travail.

Le nom de notre village, Curtil-sous-Buffières, rend compte d’une relation routière entre deux villages, Curtil situé au sud de Buffières, sur l’axe Nord-Sud qu’on appelait autrefois le Grand Chemin reliant St Gengoux à Dompierre-les-Ormes puis Bois-Ste-Marie. Depuis Buffières le Grand Chemin suivait le tracé de l’actuelle route de la Serpenteuse, traversait notre bourg et repartait vers le sud par la rue du Village pour filer tout droit vers Dompierre -les-Ormes en passant par En Cogniaux, Au Châtaignier, Grand Champ, Au Cerisot … Deux hameaux situés sur le tracé portent encore ce nom de Grand Chemin sur les communes de Buffières et Dompierre-les-Ormes et nous rappellent son empreinte. 

Un chemin desservait autrefois les dernières maisons à l’écart du village, gagnées sur la forêt défrichée et nommées Les Essarts puis montait se perdre dans le bois de la Gagère où chacun avait sa coupe de bois. C’était avant que ne soit tracée à travers la forêt aux alentours de 1860 l’actuelle départementale D41 entre Buffières et Curtil.

De même au sud, la D41, désormais baptisée Route des Quatre chemins, s’est imposée en contournant les dernières maisons du village. Elle coupe les pâtures  et dévale en sinuant au dessus du versant ouest du vallon creusé par la Noue.

 L’axe est/ouest historique a souvent changé de nom, Route des États de Mâcon à Charolles, Route Royale sous l’ancien régime, Route Impériale 97, puis Route Nationale 79, c’est aujourd’hui la D17  qui se confond avec le Grand Chemin devenu D41 pendant leur traversée du bourg. 

Autrefois pour nous Curtigeots simplement route de Charolles, détrônée par la RCEA, elle reste toujours l’ancienne route de Charolles pleine de charme et de beaux points de vue sur le paysage. 

Reste dans le cimetière, en haut de l’escalier d’accès, en souvenir du temps de sa grandeur, une ancienne borne dite milliaire pour mille toises, un beau fût de pierre cylindrique gravé M15 datant d’une rénovation de la route à l’époque de Louis XV.

Pour notre village d’une superficie modeste de 5,24 km2, pas moins de 125 noms sont répertoriés sur la base des lieux-dits de Saône et Loire. Certains nomment une maison, un hameau et sont depuis longtemps inscrits sur les panneaux en lettres blanches sur fond noir comme l’évocatrice Bruyère aux Mouches, Champ de La Croix, Les Jandots, Le Murot ou Les Branles …

Mais la plupart des ces noms de lieux-dits désignent des surfaces inhabitées, terres, champs et bois et sont souvent un rappel de la vocation agricole de notre commune bien-nommée Curtil, courtil, petit jardin médiéval.

Ainsi on peut encore imaginer qu’à La Millerie on cultivait du millet, aux Avoineries de l’avoine et aux Chènevières du chanvre. La Verchère était la terre, le verger ou clos rattaché à une maison, il en existe plusieurs, Verchère Goyarde, Verchère de la Maison, du Moulin, Pré des Sauges et Vercherel. 

Les noms de lieux-dits gardent aussi la mémoire des terres incultes ou difficiles, comme Les Beluzes, terres de grès, pierreuses, La Brosse, Les Brossilières, terres broussailleuses, petit bois ou La Teppe, terre inculte. De même pour les terres humides ou mouilles comme Les Augais du latin Augia, prairies humides, dont le patois a peut-être mieux conservé l’origine gallo-romaine sous la forme Auga. Ainsi que Seignes ou Saignes, toponymes des terres marécageuses qui se déclinent sous de multiples formes puisque si nombreuses sur la commune, Seigne de La Croix, Le Seignet, La Saigne Gayot, Le Seignet Cadot, Le Seignet Châtelaine et Le Seignet Matussot.

Le patois charolais a aussi laissé sa marque sur les noms de chemin comme Esdames, de lieux avec Ez Tardys ou Ez apprets, Ez ou Es signifiant-il Aux ou Les ?

Bien imagés certains noms nous situent plus ou moins facilement Le Haut du Bois, Long Champ, Grand Champ, En l’haut, Le Bout des Rues ou Champ du Coin … Mais qui pourra encore nous raconter cette Marie qui laissa son prénom à La Place à la Marie, quel animal appartenant à Boireau vivait dans L’Enclos Boireau, qui étaient les Marauds du Champ des Marauds et que s’est-t’il passé dans La Grêle des Combes ?

Vos connaissances ou suggestions sont les bienvenues pour répondre à toutes ces questions et permettre d’approfondir ensemble la connaissance de ce patrimoine « toponymique » local !

Sources :

  • Cadastres 1810 / 1840
  • Base des lieux-dits de Saône et Loire
  • Histoire et monuments de Saône et Loire de Raymond Oursel.
  • Les noms de lieux en France, glossaire de termes dialectaux d’André Pégorier.
  • Site « Sur les routes nationales » de Marc Verney.

Description des voies communales de Curtil-sous-Buffières en 1860